De la Belgique au Portugal en Defender : les premiers kilomètres d’une nouvelle vie
- 16 sept. 2024
- 3 min de lecture
Le grand départ est enfin arrivé.
Après des mois de préparation, de travaux sur notre Land Rover Defender et de listes à n’en plus finir, nous prenons enfin la route. Pourtant, contrairement à ce que beaucoup imaginent, les premiers jours ne ressemblent pas à une succession de paysages extraordinaires ou de pistes perdues au bout du monde.
Ils sont surtout faits de petits réglages, d’imprévus et d’adaptations.
Avec le recul, nous nous rendons compte que cette période a été essentielle. C’est elle qui nous a permis de fiabiliser notre installation avant d’affronter les milliers de kilomètres qui nous attendaient en Afrique.
Les derniers préparatifs avant le grand départ
Mi-septembre 2024, nous sommes encore en Belgique.
Nous profitons de ces derniers jours pour dire au revoir à nos proches, récupérer les derniers équipements et résoudre quelques détails techniques qui ne peuvent plus attendre.

L’un d’eux concerne notre connexion Internet. Le Starlink est indispensable à notre activité de digital nomads, mais il faut encore lui trouver une place sur le Defender.
Chez Reul, nous improvisons une fixation avec une simple plaque en plastique, quelques sangles et un peu d’ingéniosité. L’antenne prend finalement place sur la roue de secours.
Ce montage n’était certainement pas définitif, mais il fonctionnait.
Et il résume parfaitement l’état d’
esprit du départ : rien n’est totalement figé. En voyage, on adapte, on améliore et on apprend au fil des kilomètres.
Autre étape importante, le lettrage du Defender chez visual-impact.be

Le 17 septembre, nous passons une dernière fois chez les parents de David. Quelques embrassades, quelques photos souvenirs… puis vient le moment de tourner la clé de contact.
Cette fois, l’aventure commence réellement.
France, Espagne et Portugal : les premiers imprévus
Notre première étape nous conduit en France, où nous faisons halte chez InOut Otra Family.
Très vite, un premier problème apparaît : notre batterie auxiliaire peine à suivre. Le Starlink consomme beaucoup plus d’énergie que ce que nous avions imaginé.
Quelques jours plus tard, en Espagne, dans la région de Bilbao, un nouveau souci survient : le fusible alimentant le Starlink grille. C’est le premier d’une longue série.
Nous comprenons rapidement qu’il faudra toujours voyager avec un stock important de fusibles et que la gestion de l’énergie deviendra un élément essentiel de notre quotidien.
Ces petits incidents peuvent sembler anodins, mais ils sont précieux. Ils surviennent alors que nous sommes encore en Europe, où il est relativement facile de trouver des pièces ou du matériel.
Mieux vaut découvrir ces faiblesses maintenant qu’au milieu d’une région isolée.
Premières impressions du Portugal
Très vite, le charme opère. Nous découvrons Porto, puis poursuivons notre route jusqu’à Lisbonne avant d’explorer l’intérieur du pays.
Nous tombons immédiatement sous le charme des Portugais. Leur accueil chaleureux, leur simplicité et leur bienveillance nous marquent dès les premiers jours. Nous avons le sentiment d’être les bienvenus partout où nous nous arrêtons.
Au fil des kilomètres, une idée commence même à germer : pourquoi ne pas s’installer un jour dans ce pays ?
C’est au cours de cette première traversée que nous découvrons la région de Castelo Branco. Sans vraiment le savoir encore, nous venons de rencontrer un endroit qui va profondément changer notre avenir. C’est ici que nous visitons le terrain qui fera immédiatement battre notre cœur et avec lequel débuteront les premières négociations avec son propriétaire. Il faudra encore de longs mois avant que l’achat ne soit définitivement conclu, mais c’est ici que commence cette nouvelle aventure.
À ce moment-là pourtant, notre objectif reste clair : rejoindre l’Afrique. Les nuits deviennent de plus en plus fraîches, l’automne s’installe et nous avons hâte de retrouver des températures plus clémentes. Le Portugal n’est alors qu’une étape sur notre route… même si, sans nous en rendre compte, il est déjà en train de prendre une place toute particulière dans notre histoire.

Les premières leçons du voyage
Ces quelques centaines de kilomètres nous auront appris une chose essentielle : un voyage overland ne débute jamais avec un véhicule parfaitement au point.
Il commence par une succession de tests, d’ajustements, de petites pannes et de solutions improvisées.
Chaque problème rencontré en Europe devient une expérience précieuse pour la suite. Chaque amélioration rend le véhicule un peu plus fiable. Chaque erreur évite parfois une difficulté bien plus importante quelques milliers de kilomètres plus loin. Avec le recul, nous ne changerions rien.
Car ces premiers jours nous ont rappelé qu’un voyage ne commence pas lorsque l’on atteint une destination spectaculaire. Il commence dès que l’on tourne la clé de contact… et que l’on accepte que l’aventure soit faite d’imprévus autant que de découvertes.




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